Documenter son territoire

Ce que vous observez peut compter.

Un oiseau revient chaque printemps.
Une mare s’assèche plus tôt.
Une rue ruisselle après chaque forte pluie.
Une plante fleurit à une date inhabituelle.

Pris isolément, cela peut sembler anodin.

Observé, daté et suivi dans le temps, cela raconte déjà quelque chose d’un territoire.

Quand les citoyens contribuent à la connaissance

Les sciences participatives permettent à des citoyen·nes de contribuer à l’observation et à la collecte de données selon des méthodes définies.
Lorsqu’elles sont suffisamment nombreuses, comparables et suivies dans le temps, ces observations peuvent aider à mieux connaître l’évolution du vivant et des milieux.

Pas besoin d’être scientifique pour commencer à observer.

En revanche, pour qu’une observation puisse devenir réellement exploitable, il faut apprendre à la documenter avec suffisamment de précision.

Observer, c’est le début. Documenter, c’est rendre l’observation transmissible.

Carnet, jumelles et téléphone utilisés pour documenter des observations au bord d’une zone humide.

Comment documenter une observation ?

OBSERVER


Décrire ce que l’on voit, sans chercher tout de suite à l’expliquer.

DATER


Noter la date et, si utile, l’heure ou la saison de l’observation.

LOCALISER


Indiquer précisément le lieu de l’observation a été faite.

PHOTOGRAPHIER


Garder une trace visuelle pour comparer dans le temps.

COMPARER


Revenir au même endroit, observer à nouveau et comparer les observations.

TRANSMETTRE


Partager l’observation pour nourrir la connaissance collective.

Une observation n’est pas encore une conclusion

Une observation décrit ce que l’on voit. Une hypothèse propose une explication. Une conclusion demande suffisamment de données et une méthode adaptée.

Voir moins d’oiseaux une année ne suffit pas à conclure qu’une population disparaît.

Voir une mare s’assécher une fois ne permet pas, à elle seule, d’en expliquer la cause.

Mais lorsque les observations sont répétées, datées, localisées, comparées et croisées avec d’autres données, des évolutions peuvent commencer à apparaître.

Documenter, c’est donc apprendre à distinguer ce que l’on observe de ce que l’on en déduit.

Que peut-on documenter près de chez soi ?

LE VIVANT — espèces, habitats, périodes d’apparition, comportements.

L’EAU — ruissellement, zones humides, mares, niveaux, assèchements.

LES SOLS — infiltration, couverture, érosion, matière organique, vie visible.

LA VÉGÉTATION — floraisons, feuillaison, dépérissement, évolution des haies.

LE MICROCLIMAT — chaleur, ombre, humidité, exposition, différences entre lieux.

LES TRANSFORMATIONS DU PAYSAGE — haies disparues ou replantées, sols artificialisés, zones renaturées, évolution des usages.

Rejoindre une démarche de sciences participatives

Documenter seul permet déjà de mieux regarder son territoire.
Rejoindre une démarche collective permet d’aller plus loin : utiliser un protocole commun, comparer les observations et contribuer à des données plus larges.

Vous pourrez bientôt retrouver ici :

  • des programmes partenaires ;
  • des protocoles d’observation ;
  • des campagnes Ose les ODD ;
  • des outils de saisie ;
  • des programmes de sciences participatives existants ;
  • nos futurs dispositifs territoriaux, comme les Sentinelles du sol.

Cette partie est en cours de construction. De nouvelles possibilités de participation seront ajoutées progressivement.

OBSERVER

Apprendre à regarder son territoire

COMPRENDRE

Relier les observations aux enjeux.

AGIR

Passer de la compréhension à l’action

TRANSMETTRE

Partager ce que l’on apprend et donner envie à d’autres d’observer à leur tour.